L'étude des champignons
Le Parc Naturel du Mont-Bélair, avec comme porte d'entrée la Base de plein air la Découverte et l’observatoire astronomique la Découverte,
constitue pour la population de la région de Québec un endroit privilégié pour l’observation de la flore forestière. On peut s’y initier à reconnaître diverses espèces d’arbres, d’arbustes et de fleurs.
Cependant les champignons, qui constituent une partie importante de cette flore, passent souvent inaperçus lors de nos excursions. Le rôle de premier ordre qu’ils jouent dans l’écologie forestière
mérite pourtant qu’on s’y intéresse.
La partie visible des champignons charnus qu’on peut observer n’est en fait que la fructification du champignon qui lui permet de se reproduire en dispersant des spores.
La partie végétative du champignon est enfouie sous la surface du sol ou dans la matière ligneuse et est constituée d’un réseau de minuscules filaments appelé mycélium.
Contrairement aux autres végétaux, les champignons sont dépourvus de chlorophylle. Ils ont donc développé d’autres stratégies pour se nourrir.
Certains, les symbiotes, ont développé une relation symbiotique avec les arbres en leur fournissant de l’eau et des sels minéraux et en recevant des sucres en échange.
D’autres, les saprophytes, recyclent le bois mort en le retournant au sol sous forme de matière organique décomposée.
Finalement, les parasites se nourrissent aux dépens d’arbres vivants sans rien leur donner, causant souvent leur mort.
En forêt, comme celle du Parc Naturel du Mont-Bélair, les champignons se présentent sous diverses formes. La forme à laquelle nous sommes le plus familier est celle d’un pied surmonté d’un chapeau.
Les spores se situent sous ce chapeau soit sur des lamelles, des aiguillons, des replis ou dans des tubes. D’autres groupes de champignons se présentent sous diverses formes :
sphère, massue, arbuste, coupe... Ces différentes formes, associées à d’autres propriétés (couleur, texture, goût, odeur…), permettent aux mycologues amateurs d’identifier les champignons.
Pour l’amateur de photographie en nature, les champignons constituent une cible toute aussi intéressante que les fleurs.
Leurs formes variées, leurs couleurs et leurs textures ainsi que leurs environnements permettent de réaliser des photos remarquables.
Pour plusieurs mycologues amateurs, l’intérêt principal de la connaissance des champignons réside dans leur capacité à rehausser la saveur d’un repas.
Plusieurs espèces de champignons sont en effet comestibles dont certaines, comme la morille, sont très savoureuses. Cependant on ne doit jamais consommer un champignon
dont on n’est pas certain à 100 % de son identification car plusieurs espèces peuvent être toxiques dont quelques-unes mortelles. Au Québec cette toxicité a longtemps été une raison
suffisante pour rejeter l’idée de cueillir toute forme de champignon. Mais avec la création de clubs de mycologie dans différentes régions, de plus en plus de personnes ont appris à
distinguer les espèces comestibles de celles toxiques et dans le doute elles s’abstiennent de les consommer.
La meilleure façon pour s’initier à la connaissance des champignons est de se procurer un ou plusieurs bons guides d’identification et de devenir membre d’un club comme le
Cercle des Mycologues Amateurs de Québec. Ces clubs offrent des cours d’initiation et organisent des excursions où des mycologues expérimentés nous apprennent à reconnaître les espèces recueillies.
La mycologie en images. |
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